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Mercure, mise en lumière sur notre passé

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thème : Mission BepiColombo

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Vous rêvez de savoir d'où vous venez ? Vous voulez en savoir plus sur le Système Solaire et les secrets qu'il renferme ?
Grâce à la mission BepiColombo, à l'initiative de la collaboration de l'ESA (Agence Spatiale Européenne) et de la JAXA (Agence d'Exploration Spatiale Japonaise) la recherche et l'histoire de la formation et de l'évolution de notre environnement cosmique proche avancent encore d'un pas.
Le décollage pour l'espace a été effectué dans la nuit du 19 au 20 octobre 2018 à Kourou en Guyane, par la fusée Ariane 5.

Représentation de BepiColombo @CNES

Par le passé, seules deux missions avaient vu le jour pour une excursion Mercurienne : Messenger, de la NASA et Mariner 10 qui a effectué trois survols de Mercure en 1974-1975.
BepiColombo incarne un objectif scientifique pluridisciplinaire (couplant dans une même mission plusieurs domaines d'études différents) essentiel pour la compréhension de la genèse (origine) du Système Solaire.
Cette mission collaborative entre l'ESA et la JAXA a été nommée en l'honneur de Giuseppe Bepi Colombo (1920-1984), professeur à l'Université de Padoue, mathématicien et ingénieur. Il fût le premier à donner une explication de la rotation atypique de Mercure. Cette dernière est la planète la plus petite de notre Système Solaire, et elle arrive également en pôle position des planètes les moins explorées. C'est un astre très sombre, possédant une atmosphère ténue ainsi qu'un champ magnétique. La présence de ce champ magnétique est très surprenante, car la Terre est la seule planète tellurique (composée de roche et de métal), communément à Mercure, qui possède une telle caractéristique physique. Donc obtenir des informations sur cette petite planète au plus proche du Soleil nous fournira également des instruction quant à la formation et l'évolution de notre planète hôte.

Pour pallier à cette réputation de "planète mystérieuse", les chercheurs ont envoyé les sondes MPO (Orbiteur Planétaire de Mercure) et MMO (Orbiteur Magnétosphérique de Mercure), respectivement construites par l'ESA et la JAXA. Le premier engin comprend 5 instruments, alors que MMO (renommé Mio par l'agence Japonaise) emporte 11 instruments à son bord.

Mercure @Wikipédia

C'est en 2025 qu'est prévue l'arrivée et la mise en orbite autour de Mercure des deux sondes spatiales (véhicule spatial sans équipage humain dont l'objectif est d'explorer un ou plusieurs corps célestes).
L'orbiteur planétaire réalisera une cartographie complète de Mercure, nous dévoilant alors sa composition et sa structure interne.
De son côté, Mio réalisera une étude du champ magnétique et de la magnétosphère (zone autour de la planète dont les caractéristiques physiques sont régies par le champ magnétique) de Mercure.

La durée de ce périple, avant l'arrivée à destination des deux sondes, représente 7 ans de voyage parsemé d'embûches. En effet, cette longue traversée du Système Solaire ne sera réalisable que grâce à l'aide des planètes environnantes. MPO et Mio sont propulsées par MTM (Module de Transfert vers Mercure) jusqu'à leur mise en orbite. Ce dernier profitera de l'assistance gravitationnelle (l'utilisation de l'attraction d'un corps céleste pour modifier la direction et la vitesse de la trajectoire d'un engin spatial) de la Terre, de Vénus et de Mercure elle même.
Car oui ! S'approcher de Mercure représente une difficulté considérable. L'attraction qu'exerce le Soleil est tellement puissante, que le propulseur doit ralentir à son approche. Ce freinage, crucial pour ne pas être happé par le Soleil si massif, consomme une quantité colossale d'énergie. C'est pour cela que MTM est doté d'un système de propulsion hélio-électrique (fonctionne à l'électricité récoltée par la lumière du Soleil), qui représente un énorme bénéfice, car autour de Mercure, la proximité avec notre étoile entraîne un apport en énergie une centaine de fois plus grande qu'au niveau de la Terre.

Une fois MPO et Mio mises en orbite, une autre complexité vient s'ajouter à la liste des péripéties de la mission : la température ambiante. En effet, celle-ci varie au cours du voyage de -180°C à +450°C. Les chercheurs ont alors habillé les sondes de boucliers thermiques.

On attend beaucoup de BepiColombo ! Cette mission est une prouesse en terme d'instrumentation : la résistance aux climats cosmiques rudes n'est pas la seule merveille technique dont les engins sont dotés.
En effet, une étape dans le monde de l'exploration cosmique a été outrepassée pour la première fois : des mesures complémentaires simultanées par deux sondes différentes seront réalisées dans l'environnement dynamique d'un astre.

Il semble donc que nous soyons entre de bonnes mains pour accéder aux secrets de cette petite planète, ainsi qu'aux grands mystères de notre Système Solaire.

Informations utiles :
Site du CNES, Twitter du CNES, Facebook du CNES
Site ESA France , Twitter ESA France, Facebook ESA
Site JAXA (en anglais), Twitter JAXA (en anglais)

Nathalie Bauchet

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